S'identifier
~ APPF, association de soutien aux personnes atteintes
de 
 et de s
Les rencontres et les échanges dans l’association nous ont appris que la plupart d’entre nous a su apprivoiser la maladie et, moyennant certaines précautions, mène une vie tout à fait normale !               N’hésitez pas à prendre contact.

~ Information médicale de confiance
Les rubriques de ce site ont pour objet d'aider à la relation patient/médecin. Elles ne peuvent en rien remplacer la consultation, le diagnostic, le traitement,... établis par les médecins.
Nous adhérons aux principes de la charte HONcode.
→Vérifiez ici



 Nous contacter


~ Dernière Mise à Jour Générale :
06 février 2017
________________

 Comment soigne-t-on un pemphigus ?

     Il n’existe malheureusement pas de traitement spécial pour soigner le pemphigus, mais on peut contrôler la maladie par un traitement à base de cortisone et d’immunosuppresseurs.

     Dans le pemphigus superficiel, si l’atteinte de la peau est peu étendue, on utilisera seulement des pommades ou des crèmes à base de corticoïdes (traitement local). Le traitement est contraignant car, comme l'indique les médecins, il faut passer cette pommade très régulièrement, jusqu'à deux fois par jour et ne décroître les doses utilisées que très lentement pour éviter les rechutes. 

     Si l’atteinte est plus sévère et surtout si elle touche les muqueuses comme dans le pemphigus vulgaire, le traitement habituel à base de corticoïde (Cortancyl,…) sera donné par la bouche (voie orale). Il commencera souvent par des doses importantes (selon votre poids). On y associera parfois des immunosuppresseurs : azathioprine (Imurel), cyclophosphamide (Endoxan), mycophénolate mofétil (CellCept), cyclosporine (Sandimmune), méthotrexate,…

     Il peut-être nécessaire d’ajouter à ces médicaments oraux des traitements directs sur la peau et les muqueuses (pommades, bains de bouche,…) afin de permettre aux plaies de mieux cicatriser.

     Les doses de médicaments sont lentement ramenées au minimum nécessaire pour maintenir la maladie sous contrôle. Ce minimum varie suivant les personnes.

     D'après le Docteur Lapeyre-Liénard du Centre de référence des maladies bulleuses auto-immune de Rouen, "on doit envisager une rechute si au moins 3 nouvelles bulles, cloques, lésions ou plaies sont apparues en un mois et ne guérissent pas spontanément. Il est nécessaire de montrer ces nouvelles lésions à un médecin pour savoir si elles sont ou non liées au Pemphigus. Comme l'inquiétude du malade qui craint une rechute est grande, les confusions de sa part sont fréquentes (acné, herpès, aphtes..)".

     Le recours à la plasmaphérèse (échange plasmatique) et aux immunoglobulines en intraveineuses (IVIg c'est à dire en général Tégéline) est rare.

     Certains groupes pharmaceutiques sont en train d’élaborer une nouvelle catégorie de médicaments moléculaires. Ceux-ci ne devraient atteindre que les globules blancs qui fabriquent les auto-anticorps qui nous attaquent. Une partie de notre système immunitaire serait ainsi préservé et la fabrication des auto-anticorps qui nous attaquent serait stoppée.

Le Rituximab (appelé Mabthéra par le laboratoire Roche qui le commercialise), déjà utilisé depuis de nombreuses années pour le traitement du lymphome non hodgkinien, est un exemple de ces nouveaux médicaments. Il est possible qu’un jour certains de ces médicaments s’avèrent utiles dans le traitement du pemphigus. Des tests et études ont été réalisés avec succès.
 


Mots-clés : , , , , , , ,

Par APPF • 5.3-Comment soigne-t-on un pemphigus ? • Mardi 25/11/2014  • Lu 18285 fois • Version imprimable
 _________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Mentions légales                                                                                                                                                                                                         
Evolutions site réalisées par Intonaco Créations